30/06/2007
26/06/2007apparition d'un autre age...Hier, j'ai traversé trop rapidement la rue, je me suis aperçu un peu tard du jeune garçon au coin du bistrot, le cafetier refait sa devanture, et évitant les travaux, je ne l'avais pas vu.
Comme par instinct, je me retourne et l'aperçois, il demande aux passants quelques euros, apparemment sans succés, la ville au fil du temps, a vu apparaitre toutes sortes de gens venus de pays lointains deracinés et misérables, des hordes de roumains ou d'afgans desireux de traverser la manche en quête d'une vie meilleure , hélas, c'est souvent la misére, la faim, le froid qu'ils rencontrent pour toute récompense, des bonnes âmes de la ville les ont pris sous leur protection mais leur grand nombre maintenant jette l'effroi sur la population inquiéte de leur propre sécurité .
Je me suis retourné encore, hésité puis trop en retard, j'ai laissé tombé et sans scrupules, j'ai continué mon chemin, pourtant l'aprés-midi, l'image de ce garçon me harcéle, son jeune age sans doute et peut être la culpabilité de n'avoir rien fait .
Au soir, je suis repassé par cette rue, rien ,que des gens pressés de rentrer chez eux ...
Aujourd'hui, le temps est encore maussade mais quelques rayons tentent de percer la barriére des nuages, en me préparant je pense à la journée de la veille, j'éspere revoir le garçon au même endroit, je ne peux expliquer ce désir, je ne l'ai qu' entrevu .Ce n'est que l'aprés-midi sur le coup de quartorze heure qu'il réapparait, frêle silhouette, je ne traverse pas et immanquablement, il me demande de l'aider de quelques pieces, je le regarde il semble triste et malingre, habillé de loques sales, des sandales d'un autre age laissent entrevoir ses pieds crasseux, son visage est souillé egalement, cette vision digne de germinal est révoltante à notre époque dans un pays riche comme la France, bien entendu je lui donne bien volontier cette piece tant convoitée et lui demande s'il sera là demain, il me sourit en tendant la main, je me trouve idiot peut être s'agit-il d'un jeune fugueur, son état physique révele la solitude et la misére dans laquelle il se trouve, je n'ose lui poser d'autres questions, j'espere seulement qu'il sera là demain, je connais une association qui pourra l'aider .
Il n'est pas facile de prendre sur soi pour aider les autres, le confort de nos petites vies bourgeoises, la peur de l'inconnu, la facilité à occulter la detresse de certains font de nous des monstres d'egoïsme .
Le visage de cet enfant m'aura fait réagir et prendre conscience du bien-être de ma petite vie.
25/06/2007réveil difficile ,mais pas trés différent des autres ...Bbrrrrrrrrrrring ,la sonnerie du réveil retentit dans la chambre ,ce petit animal cuivré avec ses deux oreilles s'enerve à mon chevet ,le son d'origine s'est changé depuis longtemps en claquement grelottant répetitif ,ma main se glisse hors de la couette et à tâtons , j'attrape la bête toute frémissante ,clapet arrêt à gauche ,mission reussie ,je me rendors profondément...
Ma paupiére se souléve ,clignotte ,retombe l'autre reste toujours fermée ,le coin de l'oreiller protègeant ce côté de mon visage ,je bâille ,remonte le drap ,le tic tac du mécanisme rythme le clapotis de l'eau dehors ,je sombre à nouveau dans une sorte de coma...
Hhann ! ce satané reveil m'a oublié ,je me redresse d'un bond ,la bouche pâteuse ,j'ai sans doute abusé un peu trop de ce merveilleux whisky que l'on m'a offert hier ,dolent je m'extirpe du lit lachant un regard malveillant vers cette maudite pendule.
Dans la cour qui mène à l'atelier ,m'attend un jeune homme mais pas le mignon gaëtan ,il arrive en courant ,à peine essoufflé ,bredouille une excuse ,il a déja toute mon affection ,le maudit réveil posséde un frére !!! 24/06/2007un dimanche solitaire...Il pleut ,il pleut tellement fort que je ne vois plus le vieux mur au fond du jardin ,le vent agite dangereusement
les arbres ,le mimosas au tronc frêle se balance et claque sur la maison ,les petales de roses gisent à terre ,hier encore elles formaient d'adorables couronnes vives et faisaient la fierté du jardin ,même le noisetier semble céder sous la pression du vent ,de chaque feuilles ,de chaque branches coulent des larmes de desespoir de cette mauvaise plaisanterie faite au seuil de l'étè .Assis à la table de la cuisine ,je bois le café du matin et regarde glisser amérement les gouttes de pluie sur les carreaux ,la maison est sombre ,seul le chien tout heureux tourne autour de la chaise et quémande un morceau de pain .Je hais ces dimanches tristes ou seul avec moi même ,la noirceur de l'atmosphere fait ressurgir les angoisses du passé ,petit je préfèrais les samedis riches et vivants ,nous allions à la grande ville devaliser les magasins et au retour nous dinions chez la tante toujours gaie et pimpante ,le dimanche matin aussi paraissait être de la fête mais refletait mal le malaise croissant de l'aprés-midi dominical long et taciturne .Finalement l'entêtement de mon chien a eu raison de mon vague à l'âme ,ces glapissements joyeux me traînent vers la porte et protégé comme un promeneur d'octobre ,je prends avec mon compagnon à quatre pattes ,la ruelle qui descend vers le port . 22/06/2007gaëtan ressemble à ce garçon,vous me comprenez maintenant...21/06/2007la belle saison...Je pars à la fin de la semaine ,enfin les vacances ,un petit détour chez mon cousin à locarno et ensuite
l'italie ,décompression totale ...
Quel idiot !je pars alors que de jeunes saisonniers sont embauchés à l'atelier ,une adorable brunette à la coupe et deux garçons ,l'un un peu gauche mais attendrissant dans sa timidité ,l'autre gaëtan rieur et sûr de plaire ,rugbyman amateur ,le chef leur montre l'atelier avec forces details ,convaincu d'etre le dépositaire du savoir de l'atelier ,le temple.Je m'approche du petit groupe ,les présentations faites et quelques mots anodins ,je suis convié à les suivre ,j'acquiesse de temps en temps ,le chef est tout heureux ,le mignon gaëtan réprime un bâillement ,un clin d'oeil complice lui arrache un sourire ,son tshirt pourtant large souligne ses muscles ,j'admire ses bras bronzés , ses biceps ,je m'implique dans la conversation lui montrant le mécanisme d'une machine ,il se penche pour observer ,je le saisis par les épaules "attention danger",je sens la chaleur de son corps au travers du tissu ,ma main s'attarde encore un peu sur son épaule ,la sensation de ce jeune corps ferme et tendre à la fois provoque en moi ,une folle jubilation ,la visite se termine ,le chef me remercie de mes interventions et me demande de veiller sur ses petits protégés dés lundi ,étant absent une quinzaine ,hypocritement, je lui réponds par un woui étouffé ,le beau gaëtan n'en peut plus ,les deux autres non plus d'ailleurs ,la voix monotone du chef et le detail croustillant de la machine plieuse ont fini de les achever .Enfin je les quitte ,gaëtan me jette un "à plus" decontracté et tout sourire ,ses dents prêtes à mordre dans la vie ,avant de franchir la porte ,je me retourne vers le trio ,dans un profond soupir ,je pense "vivement lundi" 19/06/2007j'ai horreur de faire les courses ,mais...18/06/2007Amour impossible au supermarchéMon coeur ! mon coeur bat trés vite ,je manque de souffle ,un petit oiseau le frappe à petits coups ,ma poitrine se contracte ,tout devient flou autour de moi comme sans importance ,l'oiseau grandit et cogne de plus en plus fort .J'avance , plus rien ne me retient , un chant lointain me dicte ma conduite ,me remplit d'un bonheur immense ... Je ne vois que ses yeux ,ses cheveux ,ses lévres ,des millions d'étoiles ,une pluie d'étoiles emplit ma tête ,enfin son regard croise le mien ,il me sourit et s'avance ,quelques banalités echangées ne suffiront pas à étancher ma soif d'amour ,j'aime ce garçon à en perdre mon âme ,je n'ose lui avouer ,il se moquerait gentillement ,pourtant je sais qu'il se doute ,mon trouble ne peut passer inaperçu ,une petite gêne s'installe puis il me montre ses achats ,un cadeau pour son pére ,j'ai envie de le couvrir de baisers ,de l'etreindre tendrement ,c'est une main qu'il me tend .
Je le regarde s'eloigner ,se faufilant parmi les badauds ,j'aperçois encore ses épaules au loin dans le moutonnement des gens ,lui ne se retourne pas .
Le petit oiseau est mort ,je n'entends plus sa cognée ,plus d'étoiles ,l'émotion encore présente ,s'enlise dans une profonde mélancolie.
Il est temps pour moi de remplir le caddie.
11/06/2007quel regard de braise ...;;; je ne me lasse pas de ce garçonsalim immortalisé par Michel Gilbertije sacrifie aussi à la mode des blogs ,voilà un jeune homme charmant et acteur salim kechiouchela vraie vague est plus belle...une journée sans interêtCe matin ,je ne travaille pas ,comme à mon habitude j'ai laissé la fenêtre ouverte et tous les bruits de la ville pénêtrent en sons feutrés dans la chambre ,la pauvre masse laborieuse en chemin alors que moi je m'étire et me retourne avec délectation dans le lit ,il est parti trés tôt ,je ne l'ai même pas entendu ,il m'a sans doute laissé un ptit mot sur la table de la cuisine .Bon ,le chien commence à couiner et gratte à la porte ,fini le farniente ...
Aprés un bon déjeuner ,je lis le journal ,horreur la vague bleue innonde l'assemblée ,c'est foutu ,on en prend pour cinq ans ,les français sont fous ils se plaignent et en redemandent ,je vais mettre un peu d'ordre dans les papiers ,on ne sait jamais ,j'ai horreur de faire ça en génèral ,je fourre tout dans un tiroir et j'attends les premiers rappels ,là ,je commence à paniquer ,je retourne le tiroir sur la table et oh la la il manque toujours un document!!!
La journée va me sembler interminable ,je le sens ,vivement demain que je me noie dans la masse laborieuse ,je vais peut être regarder quelques blogs choupinounesques pour me remonter le moral. 10/06/2007qu'il était bon de courir dans les champs...SouvenirsQu'il est doux à l'oreille le chant de l'oiseau au matin ,par la fenêtre entrouverte ,ce si joli sifflement me reveille et dans la fraicheur de l'aurore me rappelle à de lointains souvenirs .Souvenirs des dimanches de printemps aux marches de l'étè ,déja chauds ,mon pére dans le jardin ,de bonne heure ,occupé à ratisser et enlever des allées du potager ,les herbes folles ,ma mére , ma douce prépare le repas et confectionne les gateaux ,les cousins de Cherbourg viennent déjeuner ce midi ,tout doit être parfait .De la fenêtre ,je guette ,ecoute tous ces bruits familiers ,je n'en peux plus ,je trepigne dans mon lit ,trop tôt pour lever l'enfant ,alors j'attends et savoure la musique de la maison .Je me souviens de cette journée ,jour anniversaire de mon frére ,qu'il etait bon de courir avec lui dans les champs , jeune homme souriant ,le regard pétillant de vie déja le soleil avait fait son office ,on s'attrape ,se retient par la chemise ,roule dans l'herbe dans de grands éclats de rire ,oh! mon frére ,mon ami que j'aime ,je sens ta peau contre la mienne ,toi tu joues et déja plein de sensualité je respire ta fougue et ton bonheur ,je n'oublierai jamais ces doux souvenirs ,ces soirées avec toi où ,éclairée seulement par la torche ,la chambre se remplie d'ombres fantomatiques ,tu joues ton rôle de grand frére à merveille ,j'ai peur et je me blottis contre toi .Voilà ,ce jour je le vis seul ,tu es parti trop tôt ,fauché en pleine jeunesse ,insouciant tu avalais la vie à toute vitesse ,jamais les marques du temps n'abimeront ton beau visage ,à jamais tu resteras jeune dans mon coeur .Qu il est doux à l'oreille ce chant d'oiseau qui me tire de mon sommeil. 07/06/2007scandaleux ,il y a des gens qui n'ont même pas l'eau courante !!!
Journal l'Humanité
Rubrique Médias
Article paru dans l'édition du 23 octobre 2004.
la semaine télé
À cran avec le petit écran Les lendemains chantent à Tanger
Peu de documentaires font couler autant d’encre avant même d’avoir été diffusés. Celui-ci se serait sans doute passé
de cette pub. C’est l’histoire d’Arielle Dombasle et de BHL qui se font construire une maison à Tanger. Et comme le monsieur et la dame ont les moyens, ils ont confié les plans aux bons soins d’Andrée Putman, architecte d’intérieur et de renom.
Jusque-là, hormis le fait qu’on
ne joue pas dans la même cour, pas de quoi grimper au rideau.
Il a même été décidé de filmer
les travaux. Après tout pourquoi pas. L’ennui c’est que ce film de chantier, fut-il le moyen de voir Andrée Putman au travail,
va devenir un documentaire
de France 5 et qu’il va coûter bien plus cher qu’un doc ordinaire.
Le film, a révélé le Canard enchaîné, a été confié à la société de production de Benard-Henri Lévy, les Films du lendemain. Et c’est le cinéaste Benoît Jacquot qui sera derrière la caméra. Budget du film estimé à 400 000 euros. 150 000 euros
pour France 5 quand,
en moyenne, la chaîne apporte 70 000 euros pour un documentaire. Normal : des associations de documentaristes s’interrogent.
Le service public, que l’on dit sans le sou, peut donc financer
à ce niveau un doc. Du côté de la chaîne, on se dit surpris
par la polémique et on ne veut y voir que la rencontre entre deux créateurs Benoît Jacquot et Andrée Putman. Mon appart mérite un film ! Claude Baudry
Page imprimée sur http://www.humanite.fr
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