30/07/2007
utopieIls marchent sans trop connaître la raison, rituel matinal, tels des mécaniques bien réglées, ils foulent de leurs pas rapides les trottoirs des grandes villes, des bouches béantes surgies des entrailles de la terre crachent ces fantômes, ils rejoindront, dociles et laborieux, la marée humaine des travailleurs, têtes baissées encore ensommeillés, ils avancent avec la certitude de participer au grand developpement du pays.
Bientôt, le bruit de leurs pas laissera place au silence des cités desertées, peut être le son d'un klaxon grotesque heurtera les murs gris des immeubles qu'un vent léger emportera loin, trés loin vers le pays des hommes libres, une contrée ou les hommes ignorent les chaînes de la société, ou l'argent n'est pas roi, un pays ou l'enfant fait homme grandira dans l'amour et la solidarité.
Pour l'heure, je rejoins cette foule débile, un jour, je le jure je casserais les chaînes et m'envolerait vers d'autres cieux. 29/07/2007extaseJe l'observe, plus envie de dormir, je me suis retourné dans tous les sens, retourné l'oreiller, sa fraicheur m'apaise un moment, mes jambes , mes pieds trop grands depassent du lit, je veux crier, hurler des mots dans la nuit...
Ne pas le reveiller! surtout pas, il est si beau, il dort du sommeil de l'enfant, calme et confiant à mes côtés, une méche brune sépare son front, il respire fort, la veine de son cou se gonfle, je ne peux resister, ma main caresse son visage, les paupiéres s'agitent un peu, les lévres s'entrouvent, du bout des doigts, je découvre ses épaules, ses bras, ses mains, je les embrasse ou plutôt pose mes lévres, il se retourne brusquement, le drap glisse, laissant apparaître ses hanches, je continue mon voyage sur sa peau, frôle maintenant ses seins fermes et musclés, je m'attarde doucement, puis descends vers son ventre, les lumiéres de la nuit marquent d'etranges formes sur la peau, dehors la brise agace le voile de la fenetre et le fait frissonner, des ombres semblent dessiner un paysage vallonné, les muscles, des montagnes, le creux de l'aine, telle une frontiére separe les continents, je me penche sur lui, l'embrasse à nouveau, la verge endormie s'est redressée sous la caresse de la langue, sa main s'est posée sur ma tête, je ne peux m'echapper, dans la nuit, je sens la folie des sens, les respirations saccadées, le moment de bonheur éphèmère que l'extase peut provoquer, nos corps ne font qu'un, l'amour unit les chairs et les fait chevaucher jusqu'aux derniers soubresauts...
Le calme est revenu dans la chambre, même le voile semble endormi, déjà les jeunes rayons du soleil pénêtrent la piéce, la main posée sur le visage, le garçon essaye de gagner quelques minutes de sommeil, encore emerveillé par cette nuit, mes bras protecteurs l'enlacent, il n'est pas temps de se lever, son corps contre le mien appellent encore à l'amour.
24/07/200722/07/2007aprés une longue marche, j'ai préférè dîner en bonne compagnie dans un petit ristorenteagréable rencontre...Depuis que nous nous sommes retrouvés, nous ne nous quittons plus, je sais que c'est juste le temps des vacances, mais il me plaît de croire à la magie de ses retrouvailles, alors que nous nous promenons à Bellinzona, nous rencontrons une vieille connaissance de Fréde, vieille pas vraiment puisque ce beau brun n'a peut être que vingt-cinq ans, étudiant et trés jovial, mon cousin avocat semble être une sorte de mentor pour ce jeune homme, attablés à la terrasse d'un des nombreux bistrots de la ville, nous devisons gaiement sur son avenir .Le soir, nous nous sommes retrouvés à nouveau dans un endroit propice aux audacieuses rencontres, ce delicieux moment en sa compagnie apporta la bonne humeur à notre trio, ivre de musique et de vapeur d'alcool nous nous quitterons au petit matin.
Fréderic est reparti pour Bordeaux, et moi je me retrouve du coup seul, je fais mon deuil de ces trois jours de folies et d'insouciances, lorsque que j'entends un hello chaleureux, dans l'encadrement de la porte fenêtre, se tient Paolo, en tenue de randonneur, il est venu me chercher, sa fraîcheur et sa spontanéité ne me laissent pas indifférent, je me laisse guider bien volontier. 21/07/2007Trop longue absence...Nous nous tenons mains posées sur la rambarde, face au lac et aux montagnes, Frédèric ne dit rien, mais ce silence ne semble pas pesant, puis petit à petit les mots arrivent, il me demande si je reste longtemps, me raconte sa vie, son divorce difficile, sa fille qu'il ne voit presque pas, loin le Fredéric sûr de lui de tout à l'heure, c'est un homme désarmé que je retrouve dans ce jardin, cette incertidude d'avoir raté sa vie le rend encore plus beau, la fragilité et l'élègance naturelle des vieilles familles apportent à cet homme un sentiment de fin de régne .Le bonheur de se retrouver reprend vite le dessus, rien ne serre de ressasser les vieux démons qui nous bouleversent tout au long de notre vie, l'instant présent est propice à la joie, je pose la main sur son épaule, je ressens la chaleur de son corps, cette chaleur qui a fait chaviré mes dix-sept ans, ses dix-sept ans, un flot de souvenirs remontent à la surface, l'odeur que dégage la peau lorsque les corps entremêlés jouissent d'un même accord, la découverte de l'autre où même les imperfections vous semblent divines .
Pourquoi, nous sommes nous quittés si longtemps?Pour quelle raison, la rivière de nos vies a creusé un tel fossé ?
Je n'ai pas la réponse, une petite fille blonde nous observe l'air surpris, sourit puis me prend la main, il est temps de regagner la maison, le repas du soir se prépare, Frédéric s'ecarte, le désir s'estompe, mais une petite lumière s'est allumée dans ma mémoire. partir Partiiir pour ne plus jamais reveniir...20/07/2007FrédeIl m'atttend sur la petite terrasse au bout de l'allée, un banc et une multitude de rosiers grimpants habillent l'endroit.
"rien a changé,c'est toujours aussi beau"
Il se retourne me sourit et me dit: "sauf nous! ".
Le temps a fait son oeuvre, loin les jeunes années de nos dix-sept ans et surtout cet étè où l'amour s'est découvert à moi. Je ne voulais pas aller en Suisse cette année là, rester dans ma chambre à écouter de la musique, écrire des poêmes contestataires, gratter un peu la guitare, ma famille et sa sacro-sainte bonne éducation judéo-chrétienne, m'etouffait, avec le recul, je pense que je devais être un ennui pour ma famille pour que ma mére accepte de se séparer un temps de son petit chéri.
Trois ans que je n'avais pas revu Fréderic.
Alors que le train arrive doucement, que les dernieres secousses de la voiture annoncent la fin du voyage, que la moiteur du wagon donne l'étrange impression de vouloir sortir et de rester, pas le temps de réfléchir, les voyageurs me poussent moi et ma grosse valise, mon sac à dos vers ce qui allait être mes plus belles vacances.
Mon oncle me cherche dans la foule, sa haute stature lui permet de voir au loin, il m'a repérè, léve les bras, un jeune homme court vers moi, je reconnais Fréde, lui aussi est heureux de me revoir, effusions et embrassades se mêlent au brouhaha de la gare.
15/07/2007retrouvailleQuels bons moments !
Les retrouvailles familiales ont quelque chose de desuets et d'admirables dans le bonheur qu'elles procurent, les enfants que nous étions, ont bien changé, partis les moues d'enfants gatés, les fossettes, les grands yeux émerveillés, les cousins cousines apportent avec eux leurs obligations, leurs progénitures turbulentes et insolentes, certains le front ridé accuse la dureté de la vie, d'autres, le sourire arrogant étalent leur reussite, on se tape dans le dos, s'embrasse s'observe aussi mais au final autour d'un bon verre prés du grand buffet en pitchpin, c'est l'enfant qui renaît et les souvenirs insouciants de la jeunesse, le vieil oncle n'en peut plus, hilare et les yeux mouillés, il se revoit avec toute cette marmaille, de courts silences ponctuent les rires et les histoires, le vin fait son office .
Frédéric me regarde, il est comme un frére ,enfin un frére d'avant la longue séparation, maintenant simple cousin ,le temps a buriné son visage pas trop, juste assez pour accuser la maturité d'un homme de quarante ans, il a le regard moqueur des gens qui réussissent, svelte et élègant, il se tient debout, regarde de temps en temps par la fenêtre, puis vers moi ...
Le jardin touffu et un peu à l'abandon descend en pente douce vers le lac, au loin, les palmiers se balancent doucement sous la brise, entre les feuillages brilllent des milliers de paillettes étincellentes, le lac est d'argent à cette heure, Frédéric empreinte le chemin de pierrailles bordé d'hibiscus mauves, les lys enivrants embaument de leur parfum l'atmosphère.
Je le suis... 08/07/2007ma maison pour le petit sejourau detour d'une ruelle ,une jolie rencontre un petit coin de paradis Gordola02/07/2007partageJe regarde les visages ,les portraits ,les blogs puis les photos ,à nouveau les visages ,certains gaïens sont trés beaux ,reviens sur ces figures figées ,le bonheur s'est arrêté un instant laissant à jamais un sourire enigmatique ,une pose alanguie ,un moment d'intimité partagé .Parfois rien n'est devoilé ,amitié /correspondance et un éclat dans les yeux qui en dit long sur les espoirs .Quand je découvre des textes ou anecdotes couchés sur l'écran par une main talentueuse ou un esprit lumineux ,j'ose parfois méler à cette prose un commentaire , un mot sans espoir de réponse parfois .Avec une volonté intimidée ,je convole avec la volupté et je lache des mots ,des phrases ,distille de l'amitié et si la reciprocité s'installe ,le bonheur ,communiquer avec l'ami ,âme identique epris d'amour en attente d'être reconnue.
A tous ,merci pour ces moments heureux partagés  |