Fréde
Il m'atttend sur la petite terrasse au bout de l'allée, un banc et une multitude de rosiers grimpants habillent l'endroit.
"rien a changé,c'est toujours aussi beau"
Il se retourne me sourit et me dit: "sauf nous! ".
Le temps a fait son oeuvre, loin les jeunes années de nos dix-sept ans et surtout cet étè où l'amour s'est découvert à moi. Je ne voulais pas aller en Suisse cette année là, rester dans ma chambre à écouter de la musique, écrire des poêmes contestataires, gratter un peu la guitare, ma famille et sa sacro-sainte bonne éducation judéo-chrétienne, m'etouffait, avec le recul, je pense que je devais être un ennui pour ma famille pour que ma mére accepte de se séparer un temps de son petit chéri.
Trois ans que je n'avais pas revu Fréderic.
Alors que le train arrive doucement, que les dernieres secousses de la voiture annoncent la fin du voyage, que la moiteur du wagon donne l'étrange impression de vouloir sortir et de rester, pas le temps de réfléchir, les voyageurs me poussent moi et ma grosse valise, mon sac à dos vers ce qui allait être mes plus belles vacances.
Mon oncle me cherche dans la foule, sa haute stature lui permet de voir au loin, il m'a repérè, léve les bras, un jeune homme court vers moi, je reconnais Fréde, lui aussi est heureux de me revoir, effusions et embrassades se mêlent au brouhaha de la gare.