J'écoute : UN PEU DE TOUT J AIME BIEN LE CLASSIQUE JAZZ
Je regarde : PAS SOUVENT LA TELE
Je lis : LES JOURNAUX
Je joue : AUX ECHECS
Je mange : TOUT CE QUI EST BON
Je bois : DE L EAU ET DU BON VIN POUR LES OCCASIONS
Je cite : LES BONS AUTEURS
Je pense : A UNE VIE TRANQUILLE
Je rêve : DU BONHEUR PARFAIT SANS TROP Y CROIRE
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 22:44)

21/07/2007

21/07/07 - 19:01

Trop longue absence...

Nous nous tenons mains posées sur la rambarde, face au lac et aux montagnes, Frédèric ne dit rien, mais ce silence ne semble pas pesant, puis petit à petit les mots arrivent, il me demande si je reste longtemps, me raconte sa vie, son divorce difficile, sa fille qu'il ne voit presque pas, loin le Fredéric sûr de lui de tout à l'heure, c'est un homme désarmé que je retrouve dans ce jardin, cette incertidude d'avoir raté sa vie le rend encore plus beau, la fragilité et l'élègance naturelle des vieilles familles apportent à cet homme un sentiment de fin de régne .Le bonheur de se retrouver reprend vite le dessus, rien ne serre de ressasser les vieux démons qui nous bouleversent tout au long de notre vie, l'instant présent est propice à la joie, je pose la main sur son épaule, je ressens la chaleur de son corps, cette chaleur qui a fait chaviré mes dix-sept ans, ses dix-sept ans, un flot de souvenirs remontent à la surface, l'odeur que dégage la peau lorsque les corps entremêlés jouissent d'un même accord, la découverte de l'autre où même les imperfections vous semblent divines .
Pourquoi, nous sommes nous quittés si longtemps?Pour quelle raison, la rivière de nos vies a creusé un tel fossé ?
Je n'ai pas la réponse, une petite fille blonde nous observe l'air surpris, sourit puis me prend la main, il est temps de regagner la maison, le repas du soir se prépare, Frédéric s'ecarte, le désir s'estompe, mais une petite lumière s'est allumée dans ma mémoire.

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