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(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 22:44)

29/07/2007

29/07/07 - 22:52

extase

Je l'observe, plus envie de dormir, je me suis retourné dans tous les sens, retourné l'oreiller, sa fraicheur m'apaise un moment, mes jambes , mes pieds trop grands depassent du lit, je veux crier, hurler des mots dans la nuit...

Ne pas le reveiller! surtout pas, il est si beau, il dort du sommeil de l'enfant, calme et confiant à mes côtés, une méche brune sépare son front, il respire fort, la veine de son cou se gonfle, je ne peux resister, ma main caresse son visage, les paupiéres s'agitent un peu, les lévres s'entrouvent, du bout des doigts, je découvre ses épaules, ses bras, ses mains, je les embrasse ou plutôt pose mes lévres, il se retourne brusquement, le drap glisse, laissant apparaître ses hanches, je continue mon voyage sur sa peau, frôle maintenant ses seins fermes et musclés, je m'attarde doucement, puis descends vers son ventre, les lumiéres de la nuit marquent d'etranges formes sur la peau, dehors la brise agace le voile de la fenetre et le fait frissonner, des ombres semblent dessiner un paysage vallonné, les muscles, des montagnes, le creux de l'aine, telle une frontiére separe les continents, je me penche sur lui, l'embrasse à nouveau, la verge endormie s'est redressée sous la caresse de la langue, sa main s'est posée sur ma tête, je ne peux m'echapper, dans la nuit, je sens la folie des sens, les respirations saccadées, le moment de bonheur éphèmère que l'extase peut provoquer, nos corps ne font qu'un, l'amour unit les chairs et les fait chevaucher jusqu'aux derniers soubresauts...

Le calme est revenu dans la chambre, même le voile semble endormi, déjà les jeunes rayons du soleil pénêtrent la piéce, la main posée sur le visage, le garçon essaye de gagner quelques minutes de sommeil, encore emerveillé par cette nuit, mes bras protecteurs l'enlacent, il n'est pas temps de se lever, son corps contre le mien appellent encore à l'amour.

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