Julien ou un espoir présumé...
J'ai rencontré julien dans la rue aujourd'hui, le jeune coursier de ma boîte, le petit brun dont je vous ai déjà parlé, quand je suis au bureau, je l'observe manipuler les paquets, aller de bureau en bureau apporter le courier et même réparer les radiateurs, le mien semble souvent tomber en panne, vivement cet hiver!
Je l'invite à boire un verre, il hésite puis accepte, aprés tout il n'a rien à faire de mieux me dit-il, je passe sur l'outrage tout heureux qu'il m'accompagne ,il n'est pas trés bavard, je dois lui arracher les mots, finalement il céde à ma curiosité et me raconte un peu sa vie, il vit chez sa mére divorcée, le pére les a quitté, les laissants sans ressources, depuis il a arrêté ses études qui n'étaient pas trés brillantes apparemment et aide sa pauvre maman avec son maigre salaire et quelques heures chipées de droite à gauche, bref ce récit digne de cosette m'arrache une larme et je prends un air compatissant, ce qui le fait rire aux éclats, il m'a bien eu le petit salopiaud, au final je n'en sais pas plus sur lui, sinon qu'il vient demain soir à la maison voir mes toiles, le garçon s'interresse à l'art, j'espére qu'il ne sera pas décu par mes peintures, je ne suis jamais satisfait par mon travail et je n'obtiens que rarement l'effet escompté.De toute façon, je compte lui plaire coûte que coûte et l'interesser, peut être en est-il de même pour lui, puisqu'il va me montrer ses dessins.
Il me quitte en arborant un superbe sourire, j'ai hâte d'être à demain, ce gamin m'a retourné encore une fois et mon coeur bat violemment, ce n'est plus un coca mais un whisky que je commande pour me remettre de mes émotions, je le bois d'un coup sec en ayant un peu honte de mes sentiments pour ce gamin étant donné la différence d'age, enfin tant pis, je fonce.